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Médecines alternatives : phytothérapie, aromathérapie

Par conviction, par curiosité, par dépit ou en complément de la médecine « traditionnelle », vous aimeriez avoir recours à la phytothérapie ou l’aromathérapie pour votre animal. Voici quelques pistes pour mieux comprendre ces pratiques  et choisir le bon interlocuteur.

L’aromathérapie et la phytothérapie font partie de la « pharmacopée (= ensemble de médicaments) alternative », au même titre que l’homéopathie, l’oligothérapie ou les élixirs floraux par exemple.

Qu'est-ce que la phytothérapie et l'aromathérapie ?

La phytothérapie consiste en l’utilisation des qualités pharmaceutiques des plantes, thérapeutique utilisée depuis la nuit des temps. Les modes d’extraction et les contrôles biochimiques font actuellement de la phytothérapie une thérapeutique rigoureuse mais complexe et subtile à manipuler.

L’aromathérapie est la médecine des huiles essentielles. On utilise alors les extraits des plantes distillées, ce qui leur confère parfois des propriétés différentes de la plante entière.

  • L’huile essentielle de cyprès a un rôle dans la circulation du bassin et de l’appareil génital.
  • Le cyprès plante est un magnifique antiviral.

Un peu d’histoire.

La phytothérapie est apparue très tôt dans l'histoire des hommes. Il est vraisemblable qu'elle ait pris naissance en Inde, puis les connaissances médicales se sont répandues en Chine et au Moyen-Orient. La phytothérapie occidentale est essentiellement d'inspiration hellénique, à laquelle vient s'ajouter une forte influence amérindienne. Au cours du XXème siècle, la recherche fondamentale a enrichi les connaissances de la phytothérapie et a validé son statut de médecine à part entière.

C'est dans les années 70, entre autre à cause des effets indésirables des médicaments de synthèse, que les gens se tournent de nouveau vers les plantes médicinales. Leur popularité grandissante a donc amené les scientifiques à entreprendre de nouvelles recherches. Il est actuellement indéniable que les plantes ont des effets curatifs et préventifs pour d'innombrables maladies et affections.

Aujourd'hui encore, la phytothérapie est la plus répandue de toutes les formes de médecine du monde. N'oublions pas que 70 % de la population de la planète n'a aucun accès à la thérapeutique occidentale et se soigne exclusivement de façon traditionnelle.

D’autre part, les plantes sont à la base de toutes les Pharmacopées, ce que beaucoup de consommateurs de médicaments des pays développés ignorent !

Dans l’histoire de la médecine, et au moins jusqu’au XVIème siècle, l’histoire de l’aromathérapie se confond en grande partie avec celle de la phytothérapie. On retrouve les premières traces de méthodes de distillation en Chine et en Inde mais leur utilisation est avérée en Egypte.

Qui pratique la phytothérapie ?

Comme toute prescription médicale, l’utilisation de la phytothérapie ou de l’aromathérapie ne saurait être indiquée sans un bilan clinique complet de l’animal afin d’établir un diagnostic précis de l’affection ciblée et les interactions organiques ou médicamenteuses à éviter.

Par conséquent seul un vétérinaire est habilité à vous conseiller ces types de traitement.

Des formations post-universitaires sont proposées aux Docteurs Vétérinaires afin de parfaire leurs connaissances en phytothérapie/aromathérapie.

Des Docteurs Vétérinaires « généralistes » s’intéressant aux traitements par la phytothérapie peuvent également par leur propre expérience et formation vous proposer ce type de traitement.

Enfin, un certain nombre de médicaments « traditionnels » couramment utilisés contiennent des plantes comme des diurétiques ou des produits cicatrisants par exemple.

Que peut soigner la phytothérapie ?

L'évolution et les progrès considérables des méthodes analytiques et de la technologie extractive permettent de proposer des produits de phytothérapie possédant la même garantie sanitaire et thérapeutique que les produits de synthèse tout en conservant les avantages spécifiques.

La phytothérapie offre une parfaite complémentarité et une véritable alternative aux thérapeutiques basées sur les molécules de synthèse.

Quelques exemples de propriétés des plantes médicinales :

  • Psyllium, Bourdaine et Séné ont des propriétés laxatives douces.
  • Anis vert et Basilic ont des propriétés digestives.
  • Myrtille est antispasmodique.
  • Queue de cerise est diurétique.
  • Artichaut, Charbon Marie et Romarin influencent le drainage hépatique.
  • Cassis, Reine des prés, Harpagophytum ont une action anti-inflammatoire lors d’arthrose.
  • Valériane, Passiflore et Houblon ont des vertus antistress et apportent un sommeil régulier.

De façon générale, les huiles essentielles ont toutes des propriétés antibactériennes, antivirales, antimycosiques et sont d’un très grand secours en infectiologie, d’autant qu’il n’existe pas de résistance naturelle aux huiles essentielles. Les huiles essentielles sont très puissantes et très ciblées ; il faut donc en connaître parfaitement les propriétés avant de les prescrire. Une huile essentielle peut être très toxique.

Comment se pratique une consultation en phytothérapie ?

En médecine humaine, la Phytothérapie Clinique Individualisée combine la connaissance scientifique des plantes et de leurs principes actifs à la connaissance de leur activité régulatrice sur les dysfonctionnements physiologiques pour permettre de pérenniser ou restaurer l’état de santé de l’individu.

Cette discipline médicale a montré son efficacité sur la prévention et dans la prise en charge de certains troubles fonctionnels ou organiques. Certains médecins annoncent que la phytothérapie serait bénéfique dans plus de 80 affections comme par exemple :

  • Les troubles de l’humeur,
  • Les troubles de la digestion,
  • Les troubles circulatoires,
  • Les problèmes de peau,
  • Les états infectieux…

La consultation par un vétérinaire pratiquant la phytothérapie débute par une prise de renseignements complète sur l’animal, ses antécédents personnels et familiaux. L’examen clinique doit être approfondi pour identifier les déséquilibres physiologiques associés à l’affection primaire.

La prescription des plantes, leur complémentarité et leur synergie favoriseront le retour à l’équilibre physiologique. Pour cela, le praticien vous proposera des préparations magistrales réalisées en pharmacie, des mélanges de différentes plantes à associer et à doser de manière individualisée. Les traitements sont de formes très diverses : gouttes, poudre à diluer, gélules… Les honoraires de ces consultations sont parfois ceux de consultation dite spécialisée, en fonction de l’expérience du vétérinaire.

Quels sont les risques de la phytothérapie et de l’aromathérapie ?

Tout ce qui est « naturel » n'est pas inoffensif.

Certaines plantes sont tout bonnement toxiques et d'autres peuvent être nocives en interaction avec d'autres plantes, des médicaments ou des suppléments. La plupart des monographies des plantes médicinales indiquent les interactions nuisibles potentielles pour chacune.

En conséquence, il est déconseillé de pratiquer l’automédication dans cette discipline à tel point que certains médecins souhaiteraient que la phytothérapie ne soit pas disponible à la vente libre.

De même, on recense de plus en plus d’accidents plus ou moins graves dans l’automédication par les huiles essentielles (chez l’Homme mais le constat pourrait être le même chez l’animal). Certaines huiles essentielles comme la lavande ou le tea tree ont un seuil de toxicité élevé, en revanche un certain nombre contiennent des substances neurotoxiques, abortives ou toxiques et ne doivent pas être manipulées par des non-spécialistes : huiles essentielles d’amande amère, d’anis vert, d’arnica, de bouleau jeune, de camphre, d’estragon, de gaulthérie, de menthe pouliot, de moutarde, d’origan, de sauge officinale et de thuya.

Les huiles essentielles traversent le placenta et sont transmises par le lait.

Comme tout traitement, les produits de phytothérapie ou d’aromathérapie peuvent avoir des effets secondaires. Le vétérinaire pourra vous en avoir exposé certains. Si votre animal manifeste quelque signe anormal au cours du traitement, prévenez rapidement votre vétérinaire.

Ce qu’il faut retenir

  • Les plantes et les huiles essentielles ont des actions médicinales avérées et importantes.
  • Leur utilisation doit se faire au regard d’un diagnostic précis de l’affection et un bilan complet de l’animal et par un vétérinaire ayant une connaissance approfondie dans le domaine.
  • L’automédication n’est pas une pratique raisonnable.